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18 expositions 18 villes 20 nov. 2021 27 mars 2022
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Lexiques et bibliographie sommaire


Lexiques

Abbassides : dernier califat islamique. Les Abbassides chassèrent du pouvoir les califes omeyyades* et régnèrent depuis l’Iraq de 750 à 1258, date du sac de Bagdad par les Mongols. Les provinces prirent peu à peu leur autonomie et certaines dynasties firent sécession. Les Fatimides*, tout comme les Omeyyades d’Espagne, s’arrogèrent également le titre de calife.

Chiisme : ce mot dérive du terme « shi'a » (mot arabe) qui désigne à l’origine un groupe de partisans. Le terme « chiites » signifie « partisans, disciples, suiveurs ». Ils sont les partisans de Ali (mort en 661), gendre du prophète Mahomet et de ses descendants, les imams. Les Chiites  refusèrent d’admettre la légitimité de Mu’awiyya et de sa famille, les Omeyyades. Ils considèrent que le califat, direction politique et spirituelle  de la communauté, doit rester au sein de la  descendance du Prophète. Au cours des siècles, ils se sont subdivisés en plusieurs branches, suivant la lignée d’imams qu’ils reconnaissent.

Coufique  (Koufique) : nom utilisé communément pour nommer les écritures anguleuses. Le nom vient de la ville de Kufa (Iraq) où cette calligraphie se serait particulièrement développée. Il est clair cependant que cette famille de graphies connut une expansion géographique égale à celle de l’islam classique et de nombreuses variantes. Le terme est générique et couramment admis, tout comme celui de « gothique » dans le domaine de l’écriture occidentale.

Derviche : mot d’origine iranienne signifiant « mendiant ». Par glissement de sens, le mot désigne les membres de communautés soufie, pratiquant ou non la mendicité ; les membres sont initiés par un maître, « cheykh » ou « murshid ».

Fatimides : les membres de cette dynastie déclaraient appartenir à la descendance de Fatima, fille du prophète et épouse de Ali, cousin de Mahomet. Les souverains fatimides portaient le titre de calife et s’opposaient au califat abbasside* et à celui des Omeyyades à Cordoue. À partir de 909, ils conquirent la Sicile, puis l’Égypte (fondation du Caire en 969), la Palestine et la Syrie et contrôlèrent (de manière temporaire) les Lieux saints d’Arabie. Cette dynastie s’arrêta en 1171.

Lustre  métallique  (décor  de) : technique décorative inventée par les potiers musulmans au  9ième siècle, consistant à peindre sur la surface d'une pièce préalablement cuite avec sa glaçure un décor avec un mélange à base de composés métalliques oxydés (de cuivre et d'argent). Ce décor est ensuite cuit à plus basse température dans une atmosphère appauvrie en oxygène, permettant aux oxydes de pénétrer dans le verre de la glaçure et de se transformer en nanoparticules de  métal. Cette technique permettant un effet de reflets métalliques est très en vogue durant tout le Moyen Âge, de l’Iran à la Méditerranée.

Mamelouks : issus de la garde servile du sultan ayyoubide* qu’ils renversèrent, les deux lignées  mameloukes ( littéralement « esclave »), Bahrites (1250-1382) et Burjites (1382-1517) régnèrent sur l’Égypte et la Syrie. Ils vainquirent les mongols à ‘Ayn Jalut (1260) et conquirent les dernières  possessions des Francs au Levant. Les Ottomans mirent fin à cette dynastie en 1516.

Madrasa ou Médersa : lieu d'enseignement coranique. Les médersas sont toujours administrées par un « waqf », une fondation pieuse.

Mihrab : mot d’origine incertaine désigne en arabe, et par extension dans l’ensemble du monde  islamique, la niche placée sur le mur de qibla de la mosquée ou de tout autre édifice religieux. Il peut adopter des formes très diverses : niche légèrement creusée ou à fond plat, véritable petite pièce (à la Grande Mosquée de Cordoue par exemple). Il concentre en général une grande part des effets décoratifs de l’édifice et en est l’élément le plus marquant.

Minbar : chaire à prêcher placée dans les mosquées, à droite du mihrab*, depuis laquelle l’imam s’adresse aux fidèles lors du sermon du vendredi et d’où sont prononcées les annonces faites à la communauté.

Omeyyades  :  premier  califat  héréditaire  de  l’islam,  les  Omeyyades   régnèrent sur l’empire islamique de 661 à 750 et établirent leur capitale  à Damas. Ils furent renversés par les Abbassides* et le seul rescapé du  massacre qui précipita leur chute, fonde en al-Andalus, l’Andalousie  actuelle, la dynastie des Omeyyades d'Espagne (756-1031).

Qalyan : pipe à eau servant à fumer opium, tabac et cannabis. Le terme  qalyan est utilisé en Iran, celui de hukka en Inde et celui de Narghileh dans le monde turc et arabe. Shahnameh : « Livre des rois », rédigé par Ferdowsi, au 11ème siècle, l’ouvrage retrace la geste légendaire des rois et des héros de l’Iran, des origines du monde jusqu’à la conquête arabe.

Soufisme : les Soufis aspirent à l'union parfaite avec Dieu. Il s'agit d'une voie d'élévation spirituelle qui vise l’union parfaite avec Dieu. Les futurs soufis sont initiés par la pratique d'une « tariqa », terme qui désigne, par extension, les confréries rassemblant les fidèles autour d’une figure sainte. Le soufisme trouve ses fondements dans la révélation coranique et dans l'exemple de Mahomet, et on peut donc dire qu'il  est présent, depuis les origines de la révélation prophétique de l'islam, dans les branches sunnite puis chiite, bien qu'il ait pris des formes différentes dans les deux cas.

Sourate : de l’arabe « sura » ; nom qui désigne les 114 unités indépendantes qui composent le  texte coranique et y sont disposées de la plus longue à la plus courte.

Sunnisme : ce terme correspond à l’ensemble des communautés musulmanes et se caractérise par l'accent mis sur la fidélité à la « sunna » (Tradition du Prophète) qui, relatant l’enseignement, les dires, les faits et les gestes de Mahomet, sert de législation, d'exemple et de modèle aux sunnites. Consignée dans les « hadiths », la « sunna » constitue la deuxième source de l’islam sunnite, après la parole révélée du Coran.


Bibliographie sommaire

  • Yannick Lintz (dir.), Les Arts de l'Islam. Un passé pour un  présent, catalogue des expositions, coédition Musée du Louvre /  Rmn-Grand Palais, 2021.
  • Jean-Pierre Filiu, Le Milieu des mondes. Une histoire laïque du  Moyen-Orient depuis 395, éditions du Seuil, 2021.
  • Gabriel martinez-Gros, De l'autre côté des croisades. L'Islam  entre croisés et Mongols, Passés/composés, 2021.
  • Annliese nef, Révolutions islamiques. 2mergences de l’Islam en  Méditerranée (7ième-10ième siècles), École Française de Rome, 2021.
  • Jardins d’Orient. De l’Alhambra au Taj Mahal, catalogue de  l’exposition à l’Institut du Monde arabe, 2016, Institut du Monde  arabe/Snoeck, Gand, 2016.
  • Touati Houari, De la figuration humaine au portrait dans l’art  islamique, Brill, Leyde, Boston, 2015.
  • Silvia Naef, Y a-t-il une question de l’image en Islam ?, Tétraèdre,  Paris, 2015.
  • Rosène Declémenti, L’Islam au Louvre, Actes Sud Junior/Louvre  éditions, 2012.
  • H. Massoudy, I. Massoudy, L'ABCdaire de la calli graphie arabe, paris 2002
  • Yves Thoraval, L’ABCdaire de l’Islam, Flammarion, 2000.

Ressources numériques

Le Réseau d’Art Islamique en France (RAIF)

Conférence Yannick Lintz, L’art islamique dans les collections  françaises, 2016, durée 28:01mn

Conférence Christiane Gruber, Représentations figuratives du  Prophète en Islam, 2018, durée 1:01:43 mn

Dossiers pédagogiques thématiques : https://www.louvre.fr/recherche-et-conservation/departement-des-arts-de-l-islam / https://www.imarabe.org/fr/professionnels/scolaires-periscolaires/ressources-pedagogiques

Lamia Balafrej, Survivance de l’image. Notes sur les limites de  l’iconoclasme en Islam, Histoire de l’art, numéro 77 , 2015/2

Fiches thématiques sur la religion, l’histoire et l’art  islamiques

Notices d’œuvres Panorama de l'Art/ L'Histoire par l'image :

 

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