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Logo Arts de l'Islam
18 expositions 18 villes 20 nov. 2021 27 mars 2022
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Qu'allez-vous voir à l'exposition de Dijon ?

Le musée des Beaux-Arts de Dijon possède l'une des plus belles collections d’art islamique en France. Quelques-uns de ses chefs d’oeuvre sont réunis dans une exposition qui envisage le monde islamique dans la grande diversité de ses cultures, sur un territoire allant de l'Espagne à l'Inde, du Moyen Orient à l'Asie centrale.

La sélection est enrichie de deux œuvres exceptionnelles : la lampe de mosquée du musée du Louvre, provenant du Dôme du Rocher à Jérusalem et un grand coran du XIVe siècle calligraphié sous la dynastie des Mamelouks, aujourd’hui conservé à la bibliothèque municipale de Dole. L’une et l’autre donnent à apprécier la beauté de l'écriture arabe qui, bien au-delà de la surface des livres, se déploie sur nombre d'objets de la sphère religieuse islamique.

Au fil de la riche histoire de arts de l'Islam, l'exposition explore tout particulièrement les échanges noués avec le continent européen, dont témoigne la grande circulation des objets, des formes et des techniques artistiques. L’Occident islamique est ainsi remarquablement représenté par de précieuses boites de toilettes en ivoire ayant appartenu aux duchesses de Bourgogne et un coffret, au décor virtuose de marqueterie, du royaume arabe de Grenade au XIVe siècle.

Cet extraordinaire luxe des productions destinées au monde de la cour, d’Orient ou d’Occident, s’illustre encore dans les décors – tour à tour géométriques ou floraux – que déploient la bouteille syro-égyptienne du XVIe siècle, en verre soufflé et émaillé, ou bien le poignard indien du XVIIIe siècle et sa poignée damasquinée d'or. Comme l'évoque la miniature du Louvre, montrant l’effigie d'un dignitaire de l'empire ottoman peinte en Perse au XVIIe siècle, les portraits de hauts personnages sont un thème de prédilection des albums, cette nouvelle forme du livre qui se répand dans toute la partie orientale du monde islamique.

Deux siècles plus tard, l'image chatoyante d’une jeune femme iranienne est réalisée selon une technique très en vogue en Iran sous la dynastie des Qajars : peinte au verso d’une plaque de verre, l'œuvre participe à cette mode du portrait qui se diffuse largement dans « L'empire des roses » au XIXe siècle, jouant alors du métissage des inspirations orientales et occidentales.

L’art du tapis, indissociable de la culture matérielle de l'Islam et fortement prisé par une clientèle européenne tout au long du XIXe et XXe siècle, bénéficie dans l’exposition d'une mise en perspective originale : deux tapis anciens d'Iran et de Turquie, tissés du motif caractéristique du mihrab, la niche signalant dans les mosquées l’orientation de la Mecque, trouvent un écho singulier dans l’œuvre de l’artiste français Michel Aubry, Table militaire et sept tapis afghans (FRAC Bourgogne). Dans cette installation évoquant les conflits géopolitiques dans ces confins du monde islamique, et revenant plus précisément sur l'occupation soviétique et le drame afghan, les décors traditionnels font désormais place aux armes modernes et à la carte de l’Afghanistan.

Publié le Tuesday 21 September 2021

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