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18 expositions 18 villes 20 nov. 2021 27 mars 2022
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Qu'allez-vous voir à l'exposition de Blois ?

L'exposition présente un ensemble d’objets issus des collections régionales de Blois, Châteaudun et Chinon, d’une surprenante rareté. Le déplacement exceptionnel de la grande chape liturgique médiévale de la collégiale Saint-Mexme de Chinon constitue un évènement en soi. Cette œuvre, exceptionnellement prêtée et classée Monument Historique, fait partie des rares vêtements ou suaires chrétiens tissés dans des textiles arabes, espagnols, ou irakiens vers le XIe siècle.

Deux documents manuscrits des collections blésoises, provenant l’un du musée des Beaux- Arts, l’autre de la bibliothèque Abbé-Grégoire où se déroule l’exposition, sont remarquables à plus d’un titre. Le livre manuscrit autant que le feuillet isolé évoquent, chacun à sa manière, l’histoire du christianisme dans le monde islamique. Le livre est un Psautier traduit en arabe. Répertorié dans le catalogue de la bibliothèque municipale achevé en 1812, son arrivée à Blois n’en demeure pas moins mystérieuse. Elle témoigne de la circulation de la culture chrétienne arabe dans le monde occidental. Le feuillet isolé provient d’un livre manuscrit chrétien arménien, copié à Ispahan, en Iran, au XVIIe siècle. La feuille a été détachée et sert de support à une image. Sur une de ses faces, le texte a en effet été recouvert d’une peinture, réalisée en Inde au XIXe siècle, qui représente un prêche musulman sur un minbar. Les raisons, les circonstances et le sens de cette réutilisation soulèvent des interrogations parmi les spécialistes.

La culture iranienne est représentée dans l’exposition par des œuvres de la dynastie qajare provenant des musées de Blois et de Châteaudun. Il s’agit de deux masses d’armes et d’un bouclier en acier, incrustés de filets d’argent, dont l’usage était cérémoniel et non militaire, utilisé probablement lors des cérémonies religieuses de commémoration de la mort de Husseyn, petit-fils de Mahomet. Les masses d’armes se réfèrent aussi à la mythologie iranienne pré-islamique. Un plumier, prêté par le musée de Châteaudun, témoigne des références artistiques du XIXe siècle, entre la tradition iranienne et la culture européenne. Un poignard à manche d’ivoire comporte une image du souverain iranien, réalisée d’après un portrait du roi, inspiré de celui de Napoléon 1er, son contemporain.

Deux trésors du musée du Louvre complètent cette liste d’objets d’exception. Une coupe en cristal de roche et pierres précieuses de l’ancienne collection indienne de la baronne Salomon de Rothschild manifeste le raffinement de l’Islam moghol.Une stèle funéraire des premiers siècles de l’Islam en Tunisie, fait écho à l’œuvre de l’artiste franco-algérienne Katia Kameli, qui présente à Blois sa vidéo du chapitre 1 du Roman algérien, offrant, à travers le temps, deux témoignages délicats de l’Islam maghrébin.

Publié le Tuesday 21 September 2021

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