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18 expositions 18 villes 20 nov. 2021 27 mars 2022
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Qu'allez-vous voir à l'exposition d'Angoulême ?

Cette exposition réunit un bel ensemble de chefs-d’œuvre des Arts de l’Islam provenant de musées et bibliothèques de la région et du musée du Louvre. C’est l’occasion de découvrir certaines œuvres des riches collections du musée d’Angoulême.

Ce musée possède en effet 948 œuvres maghrébines, datant de la deuxième moitié du XIXe siècle aux années 1960. Nous avons choisi de montrer ici quatre oeuvres de l’ancienne collection de Prosper Ricard, directeur du service des Arts indigènes au Maroc entre 1920 et 1935.

Un coran associé à un étui de coran constitue le seul exemple marocain dans les 18 expositions. Du même ensemble, proviennent deux fragments de broderies, la broderie étant l'une des caractéristiques marquantes de l'artisanat marocain, qui illustrent avec originalité l’art du textile dans le monde islamique. Chaque ville, a développé un style qui lui est propre. Le plateau en métal donné au musée par Mr. Poitevin de Fontguyon dans les années 1990 forme un bel ensemble avec la verseuse indienne du musée du Louvre du XVIe siècle, et permet de découvrir la diversité culturelle entre la Méditerranée et l’Inde dans l’art prestigieux du métal, si présent dans les villes et les demeures de ce vaste territoire.

La ville de Rochefort et la mémoire de Pierre Loti sont présentes à travers le poignard d’apparat qui fut offert au marin et écrivain français Pierre Loti (1850-1923) par l’Imam de Mascate (Oman). C’est l’occasion de rappeler que ces poignards symboliques, présents dans plusieurs des 18 expositions, étaient des objets de cérémonie et de représentation sociale, mais n’étaient pas destinés à être utilisés au combat.

La découverte exceptionnelle d’un manuscrit en arabe fait en 1564 en Egypte et conservé à la Bibliothèque municipale de Bordeaux permet de se plonger dans la littérature fantastique d’un écrivain persan du XIIIe siècle, al-Qazwînî, et de son ouvrage populaire « Le livre des Merveilles ». Les peintures nous entraînent dans un imaginaire digne de Jules Verne. Cette copie égyptienne, faite d’après un modèle conservé à Istanbul montre aussi la circulation des arts et des savoirs entre les différentes cultures arabe, persane et turque.

Parmi les œuvres du musée du Louvre, se trouvent deux chefs d’œuvre de l’art iranien. L’un, un panneau de carreaux décorés, provient d’un palais d’Ispahan et évoque dans sa scène l’art de vivre à la Cour des princes loin des valeurs guerrières et conquérantes, à savourer le jardin et la poésie. L’autre est une peinture de grand format quasiment jamais exposée pour évoquer l’une des grandes cérémonies chiites qui évoque la bataille mythique de Kerbala.

Enfin l’artiste invitée, Lena Merhej, née en 1977 en Allemagne d’une mère allemande et d’un père libanais, a écrit et illustré plus de vingt albums pour enfants dans le monde arabe, et fait partie de l’équipe fondatrice de Samandal, premier fanzine et éditeur de BD du monde arabe. La guerre est une thématique récurrente dans sa création artistique. Elle présente dans l'exposition une sélection de 10 planches de sa nouvelle édition « Elle raconte et me dit...la vie des femmes au temps du califat abbaside ». Bel écho aux califes de Bagdad des premiers siècles de l’Islam !

Publié le Tuesday 21 September 2021

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